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suites 10 juin

 

 

 

Les enregistrements audio de la journée sont disponibles ici. grâce à l’aide de Politiques des Sciences

Liste audio  http://archive.org/download/etree/lma.jpg

 

Articles publiés sur notre blog :

Pierre-André Juven et Benjamin Lemoine « « Sentir le souffle de la faillite » De la faillite à la « mise en faillibilité » de l’université ?   ici

 Intervention de Christian Topalov   Topalov-Autonomie_14-06-10

 

Dans la presse, plusieurs tribunes sur l’ESR, par les intervenants  de la journée :

Sophie Duchesne et Alain Trautmann, Urgent: scientifiques recherchent embauches !, Mediapart, 21 juin 2014 (lire ici)

La réforme universitaire épaissit le mille-feuille administratif – Collectif RESAU, Le Monde, 10 juin 2014

Bruno Andreotti (Paris-Diderot), Olivier Beaud (Panthéon-Assas), Michel Bernard (Sorbonne-Nouvelle), Jean-Louis Fournel (Vincennes-Saint-Denis),Nikos Kalampalikis (Lyon-II), Pascale Laborier (Paris-Ouest-Nanterre),Annliese Nef (Panthéon-Sorbonne), Christophe Pébarthe (Bordeaux-Montaigne), Marie-Albane de Suremain (Paris-Est-Créteil), Emmanuelle Tixier du Mesnil (Paris-Ouest-Nanterre), Paolo Tortonese (Sorbonne-Nouvelle), Sophie Toulouse (Paris-XIII), Pierre Encrenaz (université Pierre-et-Marie-Curie) sont universitaires et signent ce texte pour le collectif Resau (http://www.resau.fr/)

lire ici

 

Repenser le rapprochement – Tribune d’un collectif de professeurs des universités Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis et Paris-Ouest-Nanterre-la-Défense, 9 juin 2014

Soraya Amrani Mekki (professeure de droit, Paris-Ouest-Nanterre-la Défense), Pierre Bayard (professeur de littérature française, Paris-VIII), Pierre Brunet (professeur de droit, Paris-Ouest-Nanterre) et Mireille Séguy(professeure de littérature médiévale, Paris-VIII) cosignent cette tribune.

lire ici  

Autonomie, les mirages des réformes – Jean- Philippe Heurtin, Pascale Laborier et Frédéric Sawicki, Le Monde.fr, 9 juin 2014

lire ici

Pour un accès sélectif Olivier Beaud, Le Monde, 9 juin 2014

lire ici

Sur la restructuration des universités à Paris… Libération.fr

Paolo Tortonese, professeur de littérature française, Sorbonne Nouvelle Paris 3. 11 juin 2014

Libération 12 juin, lire ici

 

 

COMPTE-RENDUS

Sur Newstank 

Article n° 20577 10/06/14 20:50
http://education.newstank.fr/fr/article/printable/20577/autonomie-universites-cadre-comue-sauvage-milkovitch-rioux.html

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Autonomie des universités : « le cadre de la Comue est sauvage »
(C.Milkovitch-Rioux)
Paris – Publié le mardi 10 juin 2014 à 19 h 08 – Actualité n° 20577 – Imprimé par abonné n° 10648
« Le cadre de la Comue est sauvage et les décisions prises sont emblématiques de ce que
peut donner une Comue [Clermont Université]. On nous met en face d’un budget et puis on
nous demande de faire des choix de suppressions. Nous sommes dépossédés de notre rôle
politique », affirme Catherine Milkovitch-Rioux, professeur de littérature française à
l’université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand, lors d’une table-ronde sur l’autonomie des
formations et de la recherche à l’université Paris 2 Panthéon Assas, le 10/06/2014.
Cet événement, sur le thème de l’autonomie des universités, était organisé par le « groupe
du 4 avril », auteur d’une pétition contre la politique du gouvernement signée par plus de
11 000 universitaires.
Double injonction
Marie-Albane de Suremain, Paris-Est Créteil
« Il faut réfléchir à cette autonomie contrainte, il y a eu une kyrielle de réformes de l’ESR et une
double injonction : contraintes budgétaires et obligation de réussite des étudiants en premier
cycle et leur insertion professionnelle immédiate. La réforme des regroupements croise les
enjeux de la réforme des intitulés de diplômes de licences et de master. Face à cette réforme,
les réactions des composantes sont variées : certaines équipes acceptent la mise en place de
ces nouveaux champs disciplinaires avec parfois une mise en concurence entre les écoles et les
instituts et les UFR. D’autres composantes sont plus stratèges et veulent préserver leurs
caractéristiques. »
Démission collective
Catherine Milkovitch-Rioux, professeur de littérature française à l’université Blaise
Pascal, Clermont-Ferrand
« Le service culture de l’université Blaise Pascal de Clermont Ferrand a été l’un des premiers
affecté par les restrictions budgétaires de la Comue “Clermont Universités’. Actuellement, plus
de 50 postes de contractuels administratifs et techniques, de postes d’enseignants-chercheurs
ont été supprimés, le non-renouvellement de 30 % des contrats doctoraux, la réduction de
respectivement 15 % et 20 % des dotations de fonctionnement des composantes et des
laboratoires, la diminution de près de 10 % du nombre d’heures d’enseignement proposées aux
étudiants sont d’autres exemples. Nous avons démissionné collectivement de la direction de
‘Réenchanter l’université par la culture” pour marquer notre désaccord avec ce management et
ces décisions.
Le cadre de la Comue est sauvage et les décisions prises sont emblématiques de ce que peut
donner une Comue [Clermont Université]. On nous met en face d’un budget et puis on nous
demande de faire des choix de suppressions. Nous sommes dépossédés de notre rôle

Article n° 20577 10/06/14 20:50
http://education.newstank.fr/fr/article/printable/20577/autonomie-universites-cadre-comue-sauvage-milkovitch-rioux.html

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politique. »
Frédéric Sawicki (professeur de science politique à l’université Paris 1
« Nous ne sommes pas assez proactifs, nous devrions placer l’université au coeur de la cité,
développer la formation continue pour légitimer nos activités et le faire connaître au grand
public. Le problème, c’est que nous acceptons toutes les réformes comme des moutons depuis
30 ans : les salaires en baisse, la précarisation, et les moyens de plus en plus faibles de l’État. On
ne peut tout simplement plus rien faire avec les moyens qu’on a. »
Précarisation des jeunes docteurs
Sabrina Menelotte, doctorante, université de Poitiers
« La situation des jeunes vacataires doctorants est déplorable. Les universités qui ont de moins
en moins de budgets demandent aux vacataires de se créer un statut d’auto-entrepreneur pour
s’économiser les charges sociales. Un certain nombre de problèmes juridiques et administratifs
se posent puisque les universités continuent de nous envoyer des fiches de paie alors que nous
devrions leur envoyer des factures.
Les universités essayent de flexibiliser au maximum le droit du travail. Le recrutement se fait en
pratiquant le bouche à oreille. L’État se désengage et emploie une main d’œuvre nécessaire et
nécessiteuse. Nous faisons exactement le même travail que les maitres de conférences, en
étant moins bien payés. C’est un système à deux vitesses : les Ater (attachés temporaire
d’enseignement et de recherche) et les maîtres de conférences d’un côté, qui sont mieux payés
et les vacataires-précaires de l’autre. »
Les étudiants ressentent le manque de moyens
Laure Delair, vice-présidente de l’Unef
« Le manque de moyens dans l’ESR touche les étudiants des premiers cycles qui ressentent le
manque d’encadrement et le manque de pédagogie. De notre point de vue, les universités ont
trop d’autonomie, et les étudiants sont laissés à l’abandon. Nous n’avons pas senti les effets du
plan »réussite en licence » doté de 700M€.

 

 

 


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